CÚRAM À 6,6 MILLIARDS : LE QUÉBEC PARLE D’UNE SEULE VOIX, OTTAWA DOIT RENDRE DES COMPTES
La leader parlementaire du Bloc Québécois et députée de Saint-Jean, Christine Normandin, affirme que le gouvernement fédéral ne peut plus ignorer la demande d’enquête publique et indépendante sur le fiasco du logiciel Cúram, maintenant appuyée unanimement par l’Assemblée nationale du Québec.
Le 12 février dernier, le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, proposait directement au premier ministre la tenue d’une enquête publique et indépendante afin de faire toute la lumière sur les dépassements de coûts et les ratés du système de versement des prestations de la Sécurité de la vieillesse. Deux semaines plus tard, tous les partis représentés à l’Assemblée nationale reprennent cette exigence.
« Le chef du Bloc avait raison dès le départ. Aujourd’hui, ce n’est plus seulement le Bloc qui demande des comptes : c’est le Québec tout entier qui exige la vérité », déclare Christine Normandin.
Le logiciel Cúram, évalué à 1,75 milliard de dollars, atteint maintenant 6,6 milliards. Phénix est passé de 309 millions à 5,5 milliards. ArriveCAN, de 80 000 dollars à 60 millions. Plus de 12 milliards de dollars supplémentaires ont été engloutis dans trois projets informatiques fédéraux.
« Ottawa est devenu champion du gaspillage informatique. Pendant que les coûts explosent, 85 000 aînés attendent leur pension pendant des mois. Ce sont eux qui paient le prix des erreurs administratives. Les contribuables québécois paient la facture », poursuit la députée.
Pour Christine Normandin, le message envoyé par l’Assemblée nationale est clair : il ne s’agit plus d’un débat partisan, mais d’une question de responsabilité publique.
« Quand une institution nationale parle unanimement, le gouvernement fédéral a l’obligation morale et politique d’agir. Refuser une enquête indépendante, ce serait choisir l’opacité plutôt que la transparence. Les Québécois méritent mieux », conclut-elle.