MISE EN PLACE D'UN RÉGISTRE DES IMPLANTS MAMMAIRES : IL Y A URGENCE POUR LA SANTÉ DES FEMMES
La leader parlementaire du Bloc Québécois et députée de Saint-Jean, Christine Normandin, annonce que le Bloc Québécois revient à la charge pour demander un registre des implants mammaires et la reconnaissance de la maladie des implants mammaires.
Aux côtés de médecins spécialistes, de survivantes et militantes, Julie Elliott, Terri McGregor, docteure Isabelle Gaston, docteur Jan Willem Cohen Tervaert et le docteur Prabath Nanayakkara des Pays-Bas, son collègue Luc Thériault, porte-parole du Bloc Québécois en matière de Santé, a pressé le gouvernement d’agir. Effectivement, deux ans après l’étude initiée par le député au Comité permanent de la santé et le dépôt du rapport pour accroître la surveillance des implants mammaires, le gouvernement brille par son inaction et n’a toujours pas mis en place les recommandations.
« Le rapport était unanime, le retard est inexcusable. Le gouvernement fédéral doit mettre en place de toute urgence un registre des implants mammaires pour assurer la santé des femmes. Le Canada est le seul pays du G7 à ne pas posséder un tel registre, alors que nous savons que les implants mammaires peuvent occasionner de graves effets secondaires. L’inaction de Santé Canada est inacceptable alors que la santé de génération de femmes est en jeu », a mentionné le porte-parole en matière de Santé.
D’autre part, Santé Canada refuse encore de reconnaître la maladie des implants mammaires. « Santé Canada prétexte qu’elle n’a pas assez d’études. Pourtant, si on avait eu un registre il y a 30 ans, si Santé Canada avait obligé réellement les compagnies à tenir des études à long terme, maintenant elle les aurait, les informations voulues. Le gouvernement doit reconnaître la maladie des implants mammaires afin que de nombreuses femmes cessent de se faire dire : c’est dans ta tête les problèmes », explique Luc Thériault.
Tous les participants à la conférence de presse sont sans équivoque sur l’urgence du registre : seul un registre permettrait d’assurer la sécurité des femmes lors des rappels, de faire progresser la recherche sur les implants mammaires et sur les risques pour la santé des femmes, et leur permettrait de faire des choix éclairés. Les femmes doivent être protégées, et la collectivité doit être informée des conséquences et des risques que comportent les implants mammaires. C’est une question de santé publique.
« Comme femme et comme leader parlementaire du Bloc Québécois, je me dois d’être solidaire des femmes qui réclament d’être entendues et prises au sérieux. La ministre de la Santé doit exercer son leadership politique et obliger Santé Canada à aller de l’avant. Deux ans depuis le rapport et les femmes attendent toujours. Il est temps de reconnaître l’existence de la maladie des implants mammaires et de mettre sur pied un registre. Le Canada souhaite-t-il réellement rester le seul pays du G7 à ne pas prendre au sérieux la santé des femmes? À vous de nous répondre, madame la ministre! », conclut Christine Normandin.