RATÉS DANS LES VERSEMENTS DE LA PENSION DE SÉCURITÉ DE LA VIEILLESSE : UN FIASCO D'OTTAWA AU DÉTRIMENT DES AÎNÉS

La députée de Saint-Jean à la Chambre des communes et leader parlementaire du Bloc Québécois, Christine Normandin dénonce vivement les ratés concernant le versement de la pension de la Sécurité de la vieillesse qui seraient liés à la mise en œuvre d’un nouveau logiciel. Elle a d’ailleurs interpellé le gouvernement à ce sujet la semaine dernière au Parlement. Elle somme les libéraux de prendre ce problème au sérieux et à le régler promptement.

 

« Un autre fiasco informatique au gouvernement, c’est déjà de trop. Mais quand ce sont les aînés qui en sont victimes et que ça touche directement le versement de leur pension, ça ne passe pas! C’est d’autant plus inacceptable que le gouvernement aurait été avisé depuis juin dernier par des fonctionnaires que divers problèmes affectaient son nouveau logiciel Cúram. Des mois et des mois plus tard, le gouvernement libéral n’a toujours pas remédié aux lacunes qui lui ont été signalées et ce sont les aînés qui en paient le prix », s’indigne Christine Normandin.

 

« Que des aînés soient forcés d’attendre jusqu’à neuf mois avant de pouvoir toucher leur chèque de Sécurité de la vieillesse, c’est inadmissible. D’autres erreurs du système ont aussi été signalées par des aînés qui ont voulu reporter leur admissibilité à la pension : Ottawa n’en a pas tenu compte, même pour ceux qui ont retourné les chèques. Ces versements en trop ont gonflé artificiellement leurs revenus annuels, les pénalisant, voire risquent carrément d’amputer leur future prestation. C’est un problème qui appelle une prise en charge rapide et immédiate », insiste la députée.

 

Le logiciel Cúram, mis en place en 2025, devait coûter à l’origine 1,1 milliard de dollars. Selon les dernières données, ces coûts seraient maintenant de l’ordre de 6,6 milliards de dollars.

 

« Pendant que des retraités appellent Service Canada à chaque jour pour ce problème, le leader parlementaire du gouvernement se contente de leur répondre que des erreurs informatiques, ça arrive. Pour plusieurs, cette pension est vitale et Ottawa ne peut simplement rester les bras croisés. Je joins ma voix à celles de toutes les personnes lésées par ce système pour enjoindre Ottawa à régler ça rapidement », conclut Christine Normandin.

Christine Normandin